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Louis Vuitton - Biographie

 

Louis VuittonLouis Vuitton est né en 1821 à Anchay, petit hameau des montagnes du Jura, dans l’est de la France.à 13ans, il quitte son village natale et entame un long voyage vers Paris.

LOUIS VUITTON (1821-1892)

Louis Vuitton apprend les rouages du métier de « layetier-coffretrier-emballeur » chez « Maréchal » rue Saint Honoré à Paris. Durant dix-sept ans, il peaufine le savoir-faire complexe inhérent à cette profession et en maîtrise tous les aspects : de la fabrication à l’emballage jusqu’à la logistique de la charge. En 1854, il ouvre sa propre enseigne, à quelques centaines de mètres de là, au 4, rue Neuve-des-Capucines, près de la rue de la Paix.

D’emblée, Louis Vuitton se positionne différemment de ses confrères très nombreux à l’époque. Il simplifie l’intitulé de son métier et se redéfinit en tant qu’« Emballeur ». Ses en-têtes apportent une précision décisive : « Spécialité pour l’Emballage des Modes ». Ce choix s’avère à la fois original par rapport à ses pairs et astucieux pour l’avenir. En effet, la Haute Couture parisienne connaîtra bientôt un succès fulgurant grâce à son fondateur Charles-Fréderick Worth, lui-même installé rue de la Paix. Les premières malles recèlent toutes les techniques d’alors. Elles sont recouvertes d’une grosse toile cirée permettant de les imperméabiliser. Cette toile, dite Trianon, est peinte en gris. Les armoiries et les monogrammes des propriétaires sont ensuite apposés sur cette couche de couleur. Avec les années, Louis Vuitton attache un intérêt toujours plus grand à ces revêtements et brevète des toiles tissées à motifs, lesquelles permettent de le différencier des autres enseignes, et le protègent de la contrefaçon grandissante.

En 1877, il dépose une toile rayée disponible en plusieurs coloris. Onze ans plus tard, il fait un nouveau dépôt de brevet, cette fois-ci pour la « toile Damier » qui, plus sophistiquée, intègre son nom dans le motif décoratif. C’est ainsi que, pour la première fois, son nom apparaît comme une signature sur l’extérieur de ses malles. Poursuivant la logique de son père et quatre ans après sa mort en 1892, son fils Georges Vuitton créera en 1896 le désormais fameux Monogram « LV ».

L’histoire industrielle de la deuxième moitié du XIXe siècle, est jalonnée par les grandes Expositions Universelles. Ces nouveaux temples de la culture internationale où s’illustrent toutes les grandes inventions attirent un public considérable. Saisissant l’opportunité que peut offrir une telle vitrine, Louis Vuitton y présente ses modèles dès 1867 dans une toute nouvelle section « Article de voyage et de campement » et remporte sa première médaille. Ses participations aux expositions de 1867, 1868, 1887 et 1889, structurent le rythme de ses innovations techniques, établissant ainsi sa signature personnelle. En effet, pour chaque événement, il met au point une invention qu’il fait déposer. Il s’assure ainsi avec ingéniosité, une diffusion et une visibilité exceptionnelles tout en protégeant légalement ses créations.

A la perfection de ses réalisations, à l’invention en phase avec les attentes de la bourgeoisie montante avide de voyages et de luxe, s’adjoint la pertinence d’une adresse : lorsque Louis Vuitton aménage en 1872 ses nouveaux locaux au 1 rue Scribe, il se place d’emblée à l’épicentre du Paris métamorphosé par le baron Haussmann.

Le Café de la Paix trône à l’angle de la place de l’Opéra. Les boulevards qui y convergent, récemment percés ou élargis lors des grands travaux, incitent à la promenade et à la flânerie. Le quartier devient un centre commercial à ciel ouvert où plaisir et luxe sont les mots d’ordre. Entre la place de l’Opéra et la colonne Vendôme, la rue de la Paix est une des promenades préférées du Tout Paris. Cette nouvelle artère commerciale draine les plus célèbres noms de la mode et de la couture. Joailliers et parfumeurs y ont pignon sur rue alors que couturiers, modistes et photographes investissent les étages. Worth, Paquin, Doucet, reconnus comme les maisons de couture incontournables de l’époque, donnent définitivement ses lettres de noblesse au quartier. Avec sa première enseigne, rue Neuve-des-Capucines, Louis s’était lié d’amitié avec le désormais fameux Charles-Fréderick Worth. Des malles Louis Vuitton portent encore des plaques de la maison Worth, ce qui atteste l’étroite collaboration entre les deux hommes.

En fondateur de la Haute Couture, Worth impose des nouveaux codes et usages vestimentaires, démultipliant le nombre de pièces dans la garde-robe bourgeoise : tenues d’intérieur, tailleurs du matin, robes de ville, pour l’après-midi, pour le dîner, robes de bal… sans oublier les épaisseurs interminables de sous-vêtements qui structurent les immenses silhouettes à crinolines... sans parler de l’infinie variété de chapeaux et d’accessoires augmentant la quantité faramineuse d’objets nécessaires à la garde-robe. Une aubaine pour Louis Vuitton qui, en tant que spécialiste d’emballages de modes, est aux premières loges pour répondre à la demande exponentielle.

Une pléthore de noms de Barons, Comtes, Marquis et Princesses se succèdent dans ses carnets de commandes, tout comme les vedettes parmi lesquelles Sarah Bernhardt. Il n’était d’ailleurs pas rare pour une actrice d’un tel renom d’acquérir une dizaine de malles à la fois. Rien que pour sa première tournée au Brésil, il lui en a fallu plus de 200 ! Jusqu’au bout, Louis Vuitton restera fidèle aux trois principes qui l’animent : perfectionnement et maîtrise de son savoir-faire, entière satisfaction donnée à la clientèle, perpétuelle recherche de nouveautés.

http://www.louisvuitton.fr

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Louis Vuitton

Louis, Georges et Gaston-Louis Vuitton et les employés de l'atelier vers 1888 © Archives Louis Vuitton

 
 
   

      

 

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